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Deux ouvrages de Malek Haddad

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Deux ouvrages de poésie de Malek Haddad : Le malheur en danger et Ecoute et je t’appelle

 

 

Auteur :

Malek Haddad

Titre :

Le malheur en danger

ISBN :

2-912946-44-1

Prix :

10 €. 14,5x21 cm. 64 pages

 

 

 

4ième de couverture

 

Alors, toi tu demandes :

un ennemi qu’est-ce donc ?

Un ennemi c’est un monsieur qui a deux bras et

deux jambes comme toi, mais qui croit au printemps

que lorsqu’il est inscrit au calendrier.

Cette totalité de l’homme dans un drapeau,

dans une orange, dans un automne tiède,

comme un sein de femme bien aimée,

dans tous les gars du monde

qui se donneront la main

quand ils ne seront plus manchots :

Cette totalité de l’homme tu l’atteindras en

farfouillant tous les recoins de ton malheur,

Promènes-toi au Sahara

promène ton Sahara.

Fais-en une morale comme une rose des sables.

Fais-en quelque chose qui suit une morale

et une rose.

 

 

Auteur :

Malek Haddad

Titre :

J’écoute et je t’appelle

Collection :

Poésie

Présentation :

Les poésies de Malek Haddad oscillent de nouveau, dans ce deuxième recueil, entre engagement et liberté, amertume de l’exil et nostalgie d’un bonheur perdu.

A travers ses écrits où se retrouve l’empreinte de la Guerre de Libération, transparaît le talent d’un écrivain soucieux surtout de la valeur virtuelle, de la quintessence de son témoignage. Ses textes font transparaître une double personnalité de l’auteur, poète déchiré et témoin engagé dans un monde de violence. Ce qui frappe dès l’abord chez Malek Haddad, c’est l’originalité du style: direct, dépouillé à l’extrême, n’offrant aucune prise, les idées sont nettes, tranchées, presque isolées les unes des autres et prenant l’allure parfois de sentences.

ISBN :

2-912946-46-8

Prix :

10 €. 14,5x21 cm. 92 pages

 

 

 

 

 

4ième de couverture

 

 

Nous sommes quelques uns à

demeurer vivants

Et désormais je dirai tout :

Mon copain mes copains

Ma longue litanie

Ceux qui mangeaient du jour

Quand je vivais de routes bleues

Mon copain mes copains

Aux gestes délicats

Vous aimiez bien la ville aux pavés

qui reluisent

On m'a tout dit de vous pour me rendre jaloux

De m'ennuyer partout

Où vous n'êtes pas là. ...

J'ai tellement d'amis

que mes doigts s'impatientent

que deux yeux

Puisqu mon cœur a mal au lieu

de mieux se battre

Puisque j'ai mal

Quand ils font mieux.

J'avais tant de copains dont les noms se tairont

Pour qu'un poète ait la parole

Ces copains pleins de fleurs et qui disaient

Demain

 

Eléments de biographie :

 

Né le 5 juillet 1927 à Constantine. Voyageur infatigable, il foulera le sol de Paris, Le Caire, Lausanne. Tunis. Moscou, New-Delhi, autant d’escales que de repères dans le parcours de cet écrivain qui s’est d’abord révélé poète.

Son premier recueil, Le malheur en danger paraît en pleine Guerre de Libération (Paris, La Nef, 1956, rééd. Bouchène, Alger, 1988) alors que le second Ecoute et je t’appelle sort en 1961 (Maspéro) précédés de Les zéros tournent en Rond (essai). Entre-temps, il écrira quatre romans: La Dernière Impression (Julliard, 1958, rééd. Alger, Bouchène, 1989); Je t’offrirai une gazelle (Julliard, -1959); L’élève et la leçon (Julliard, 1960, Trad. à l’arabe, Sned, Alger, 1973); Le Quai aux fleurs ne répond plus (Julliard,, 1961, Trad. à l’arabe, Sned, 1979).

Auparavant, il a entamé des études de droit à Aix-En-Provence (1954) après un bref passage dans l’enseignement. Il abandonne le droit pour écrire et pour collaborer à plusieurs revues. Conférencier et diplomate, il effectuera différentes missions au nom du FLN pour porter dans différents pays la voix de l’Algérie combattante.

Après 1962, collabore à la création de la presse nationale, fait partie du comité de rédaction de Novembre et animera à Constantine, la page culturelle d’An-Nasr (1965-1968). Mettant fin à ses ambitions littéraires et rompant ses liens avec le Français, cette langue qui a été son arme et sa voix mais surtout sa douleur, son exil, il s’engage dans la politique et assume plusieurs postes de responsabilité. Il a été directeur de la culture au ministère de l’Information et de la Culture (1968-1972), Secrétaire général de l’Union des Ecrivains Algériens, conseiller technique chargé des études et recherches dans la production culturelle en français (1972). Il meurt à Alger le 2 juin 1978.