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Histoire d'Alger sous la domination turque

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Histoire d’Alger sous la domination turque
Henri Delmas de Grammont

 

L’ouvrage

Présentation

Notice biographique

Les ouvrages de Henri Delmas de Grammont :

 

L’ouvrage

 

Auteur :

Henri Delmas de Grammont

Titre :

Histoire d’Alger sous la domination turque

Réédition

Collection :

Bibliothèque d'histoire du Maghreb

Préface :

Lemnouar Merouche

ISBN :

2-912946-53-0

Prix :

26 €. 16x24 cm. 336 pages

 

Présentation

 

 

 

   

 

 

Ouvrage comptant depuis sa parution en 1887 jusqu’à l’heure actuelle parmi les livres incontournables sur cette période, Histoire d’Alger sous la domination turque est encore le seul livre en français traitant de toute l’histoire politique de l’Algérie ottomane, en se basant sur des sources de première main (témoignages et journaux contemporains, sources d’archives).

Fort de son goût pour l’histoire et de son expérience personnelle dans les domaines politiques et militaires – avant son admission à Saint Cyr et son installation définitive à Alger, c’est en tant que zouave qu’il parcourut pendant deux ans le territoire algérien parsemé d’îlots de résistance après la défaite d’Abd el Kader – Henri Delmas de Grammont nous livre une foule d’informations sur l’histoire de la Régence d’Alger, débutant en 1516 (arrivée des frères Barberousse à Alger, sollicités par la population face à la persistance de la Croisade chrétienne) et se divisant en trois périodes bien distinctes : les Beylerbeys, les Pachas, et enfin les Beys et le Deys.

Ecrit dans le contexte de la Restauration et de l’expansion coloniale, l’ouvrage en restitue la couleur de l’époque, empreint de nationalisme et d’esprit de supériorité de « l’Europe Civilisatrice »….

 

 

Notice biographique

 

Henri Delmas de Grammont, un des meilleurs historiens de l’Algérie, appartenait à une famille de vieille noblesse, très royaliste, et naquit à Versailles, le 5 août 1830. Son père, officier aux gardes du corps, venait de donner sa démission pour ne pas reconnaître Louis-Philippe. Dans la famille des de Grammont, c’était la tradition qu’on servit dans l’armée ou la diplomatie ; Henri se prépara a entrer dans cette dernière carrière, tandis que ses frères se destinaient au métier des armes. Il fit d’excellentes humanités dans un lycée de Paris, puis  étudia le droits. Mais la vingtième année venue, il ne put résister au goût qui l’entraînait vers la vie militaire. Il s’engagea aux zouaves et se distingua par sa bravoure son intelligence et son entrain, dans les campagnes de la Kabyle et des Babors. Ses chefs qui le remarquèrent lui facilitèrent les moyens de se préparer pour Saint-Cyr, où il entra en  1853.

 

À sa sortie, il fit la guerre de Crimée, puis vint en Afrique où il resta de 1859 à 1864. Sur les instances de sa famille, il démissionna pour rentrer en France et fut nommé receveur particulier à Montbéliard.

 

Le brave officier qu’était de Grammont ne pouvait demeurer inactif à son foyer, quand la France était envahie ; en septembre 1870, il se mit à la disposition du général Cambriels qui lui donna à commander une compagnie, puis un bataillon du 56e de marche. Ses quatre frères étaient comme lui sous les drapeaux et deux furent tués à l’ennemi. Pour lui, avec sa petite troupe, il fit la guérilla dans les Vosges, inquiétant sérieusement les Allemands ; il se retira ensuite dans la boucle du Doubs où on le laissa se tirer d’affaire tout seul. Il fit de vrais prodiges d’intelligence et de valeur et mérita la croix de chevalier de la Légion d’honneur. On voulait peu après lui donner une recette générale, mais il refusa pour venir s’établir à Mustapha auprès de sa mère, âgée et attristée par des deuils cruels.

                                                                                                                                                                                           

A partir de cette époque, de Grammont demeura soit à Mustapha soit à Saint-Eugène ; il vivait loin des affaires et du monde, dans une retraite laborieuse, que charmait le culte désintéressé des lettres et les recherches historiques. Il avait une belle bibliothèque et un petit nombre d’amis sûrs, avec lesquels il aimait à raconter les souvenirs de sa vie. Il mêlait d’une manière fort agréable de courts récits de campagne, des traits de caractère de grands hommes qu’il avait connus, des bons mots, des réminiscences des cénacles littéraires qu’il avait fréquentés et de ses lectures. Peu d’hommes, connaissaient comme lui notre littérature française; il avait lu même les ouvrages généralement ignorés de nos trois derniers siècles littéraires, une foule de mémoire et de vieux journaux. Une mémoire heureuse mie élocution simple et pittoresque, beaucoup d’entrain, un doux scepticisme qui n’excluait pas la causticité, marquaient ces causeries brillantes dont les coins de a bibliothèque-musée furent souvent le théâtre et qui ont laissé un souvenir à tous ceux qui ont eu le plaisir d’y assister.

 

La vraie passion, et on peut même dire la vocation de de Grammont c’était l’histoire. Il aimait surtout à en explorer les parties obscures, à élucider les points controversés, à démolir les légendes ou les fausses interprétations qui l’encombrent. A ce titre l’histoire de l’Algérie sous les Turcs était une mine inépuisable qu’il se plaisait à fouiller

 

 De là une foule de notes et de notices très étudiées, qui pour la plupart ont paru dans la Revue Africaine. et ensuite ont été tirées à part. La Société historique algérienne, qui le comptait parmi ses membres les plus laborieux, l’élut pour vice-président, puis pour président et pendant quinze ans, il fut toujours réélu à l’unanimité à cette place d’honneur. Mais une longue et douloureuse maladie minait ses forces et qu’il savait devoir l’emporter, obligea à résigner cet honneur. On le pria en vain de rester, ne fut-ce que nominalement, à la tête de la Société. Bientôt la maladie acheva son oeuvre et le 12 septembre 1892, il mourût dans sa villa de Saint-Eugène. Peu de ses collègues étaient alors à Alger et il n’eut pas à ses obsèques le concours d’amis et d’admirateurs qui se seraient fait un devoir d’y assister. Mais son successeur à la présidence de la Société historique, M. Rinn, a écrit pour la Revue Africaine (année 1892) une notice émue, qui consacre la mémoire du spirituel chercheur et de l’homme de bien.

 

 

 

Les ouvrages de Henri Delmas de Grammont :

 

Le R’azaoud est-il l’oeuvre de Kheir-eddin Barberousse? Villeneuve-sur-Lot, 1873, in-8. 45 pp. ;

Quel est le lieu de la mort d’Aroudj Barberousse? Revue africaine, 1878 ;

Relations entre la France et la Régence d’Alger au XVIIe siècle, Revue africaine, 1879 ;

Histoire des rois d’Alger par fray Diego de Haedo, abbé de Fromesta, traduite et annotée, Revue africaine, 1880 ;

Un épisode diplomatique à Alger au XVIIe siècle (travail lu au congrès des Sociétés savantes des départements, à la Sorbonne), Revue africaine, 1882 ;

Relation des préparatifs faits pour surprendre Alger par Jeronimo Conestaggio, Revue africaine, 1882 ;

Un académicien captif à Alger 1674-1675 (il s’agit du numismate Vaillant), Revue africaine, 1882; La course, l’esclavage et la Rédemption à Alger, dans la Revue historique, 1884 ;

Documents algériens, Le nom de Barberousse dérive-t-il  de Baba Aroudj,

Un pacha d’Alger précurseur de M. de Lesseps, Revue africaine, 1885 ;

Histoire d’Alger sous la domination turque, 1515-1830, Paris, 1887, in-8°, 440 pp. (Cet ouvrage, qui fait autorité, est une œuvre de haute valeur, où l’auteur a condensé les résultats de vingt années d’études sur un sujet particulièrement ardu, De Grammont a aussi donné de très nombreux et de très intéressants articles de critique à la Revue critique d’histoire et de littérature.)