4ème de couverture


Publiée en 1863, la biographie d’Abd-El-Kader de Bellemare a été reproduite par la plupart de ses successeurs et certains se la sont même totalement appropriée, en la traduisant en anglais par exemple. Devenue introuvable, elle méritait une réédition, car elle demeure irremplaçable.

La richesse de l’information demeure inégalée, la connaissance du pays, la connaissance de la langue, la contemporanéité permettent à Bellemare d’avancer avec beaucoup de sûreté. En outre, le désir, la volonté de convaincre de ses thèses un lectorat très diversifié l’obligent à adopter un style clair et alerte et à ne pas s’embourber dans un académisme scientifique rébarbatif ; chaque terme particulier, chaque institution musulmane sont soigneusement explicités. Son ouvrage peut être lu par tout public intéressé on ne saurait dire autant de bien d’autres ouvrages publiés postérieurement.

Alexandre Bellemare est ancien secrétaire interprète, commis principal au Ministère de la Guerre.
    
Chevalier de Henin - Mémoire concernant le système de paix et de guerre que les Puissances Européennes pratiquent à l’égard des Régences Barbaresques
  Auteur : Chevalier d'Hénin
Titre : Mémoire concernant le système de paix et de guerre que les Puissances Européennes pratiquent à l’égard des Régences Barbaresques
Traduction et présentation : Alain Blondy
Collection :
Bibliothèque histoire du Maghreb
ISBN : 978-2-35676-012-8
Prix : 12 €.
14,5x22 cm - 110 pages.

Qté
 


Mémoire concernant le système de paix et de guerre que les Puissances Européennes pratiquent à l’égard des Régences Barbaresques

L’ouvrage publié par d’Hénin connut deux éditions: la première en 1787 et la seconde en 1788, même si toutes deux portent la première date. Si entre les deux éditions le corps de l’ouvrage n’est aucunement différent, la deuxième porte la mention «traduit de l’italien». Or Hénin est péremptoire lorsque, dans son «avertissement de l’édition italienne», il écarte comme superfétatoire toute recherche sur l’auteur italien du texte. Il se camoufle derrière l’autorité du célèbre «antiquaire» napolitain, le marquis Galliani, dont le frère, l’abbé Ferdinando, avait eu son heure de gloire comme secrétaire d’ambassade à Paris.
Il semble que s’il y eût jamais un texte italien de cet ouvrage, il soit resté à l’état de manuscrit car rien, dans la production littéraire de l’époque ne correspond véritablement au sujet abordé par d’Hénin. En revanche, un document rédigé dans les années 1783-1784 par un négociant vénitien, Marino Doxarà qui, accompagné du patricien Andrea Maria Querini avait été chargé d’une mission auprès du bey de Tunis, a pu être connu d’Hénin qui dit crûment qu’il «n’est pas nécessaire de chercher de quelle main ce Mémoire» lui est venu.
En effet, Hénin ne semble pas faire là œuvre de dilettante. Ce ­travail, traduction d’un manuscrit ou mémoire rédigé par lui-même à partir de données locales, répond à une attente du ministère des Affaires étrangères. C’était d’ailleurs une tradition que n’abandonnèrent pas les relations extérieures de la Révolution, que de confier à des secrétaires d’ambassade la rédaction de brochures ou de livres, souvent anonymes et censés avoir été publiés à l’étranger, pour dire officieusement ce que le gouvernement pensait et préparer ainsi l’esprit public que l’on n’appelait pas encore l’opinion.