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A cette époque Lacan et son entourage soutinrent les militants algériens, Jean Cournut vint aider nos confrères en Algérie...
Les enjeux n’ont pas changé, loin de là, mêmes si nous sommes maintenant bien isolés.
C’est pour cela qu’il est urgent de réintégrer cette période dans l’Histoire, tant qu’il existe peut-être encore une Histoire.
Il faut aussi que les jeunes générations, qui ne connaissent déjà plus ni Ey, ni Daumezon, ni Le Guillant, ni Bonnafé connaissent ces confrères qui furent l’honneur d’une profession et dont l’espèce pourrait bien être en voie de disparition.
Anne Leduc a publié sous le nom d’Anna Berbéra, «Les raisins rouges d’Algérie» et sous son nom «Les chants du lendemain, Alger 62-69» aux éditions Bouchène.
Il est nécessaire de voir «Aliénations», bien sûr.
Il est non moins nécessaire de lire Anne Leduc.
Jean-Pierre Rumen
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Revue de presse
Tout a ma foi missionnaire j’ai attiré l’attention des collègues sur le très beau film de Malek Bensmail «Aliénations» qui nous rend si proches malades et soignants d’Agérie. (LLPF
n° 147, septembre 2005, p. 18).
Ce faisant, j’aurais au moins retenu l’attention de notre confrère Anne Leduc qui, à son tour, retient la mienne en me rappelant que la psychiatrie algérienne n’est pas passée directement de l’Ecole d’Alger à l’organisation qu’a mis en œuvre le père de Bensmaïl auquel il rend hommage dans son film.
Il y eut la période 62-69 où vinrent travailler des psychiatres souvent militants qui hors de tout humanitarisme s’employèrent au soin, et avec succès, dans les établissements existants. Ces psychiatres rejoignaient quelques rares confrères demeurés sur place. Tous ceux-là travaillèrent au péril de leur vie, comme Anne Leduc, grièvement blessée au cours d’un attentat visant un homme politique, dans le cadre des rivalités pour le pouvoir qui plongèrent ce malheureux pays dans le chaos que l’on connaît encore.
C’était l’époque où bon nombre d’entre nous choisirent d’être psychiatres en raison même de ce contexte. Parce que cette spécialité échappait à ce que nous dénommions mandarinat, parce que l’intelligence des phénomènes qu’on y rencontrait nécessitait de les apprécier de façon dynamique, en tenant compte des facteurs d’environnement, des facteurs sociaux, ce qui rendait déjà caduques des conceptions localisant les choses à une « pathologie » propre au sujet, cognitivo-comportementales par exemple.
Suite...
4ème de couverture
A Paris, au printemps 1957, Maria, une jeune étudiante en médecine, originaire de la France profonde, en révolte insidieuse puis ouverte contre la situation faite alors aux femmes, découvre brutalement la guerre d'Algérie sous sa forme la plus sordide : celle de la torture. Elle se sent «concernée» et se pose immédiatement la question de son engagement sans savoir quelle forme il pourra prendre. Le hasard des rencontres en milieu estudiantin, l'hébergement d'une amie déjà impliquée dans l'action vont l'amener progressivement au travers de tâches quotidiennes simples à prendre des risques : arrestation, interrogatoires, prison, etc.
Sa lecture du monde se fait à travers la révolte contre l'oppression d'une manière générale, et plus particulièrement la souffrance, la douleur, l'humiliation, la suppression de la liberté. Elle voit un parallèle entre les violences faites aux exclus de toutes sortes : les femmes qu'on maltraite, les militants qu'on torture, les colonisés qu'on exploite, les malades qu'on traite comme des objets.
Et c'est tout naturellement qu'à la fin des «événements», son histoire se mêlera à l'Histoire et qu'elle prendra avec d'autres le chemin de ce pays qui accouche dans la douleur, pays pour lequel elle paiera le prix du sang. Là elle fera souche avec Rachid, un «héros fatigué», laissant à leurs enfants comme à tous ceux de cette génération le legs d'une paix amère de raisins verts.
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Les raisins rouges d’Algérie |
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Récit d’une jeune provinciale entraînée, au détour d’une manifestation pour la «Paix en Algérie», à la solidarité, puis aux réseaux de soutien au FLN, puis de plus en plus consciente de son engagement, à participer pleinement à la lutte des algériens.
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Anna Berbéra a écrit un autre ouvrage, sous le nom d'Anne Leduc - Anna Berbéra est un pseudonyme - Le chant du lendemain. |
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