4ème de couverture

Etudier l'Ordre et Malte à cette période, c'est voir l'extraordinaire transformation d'un ordre monastique et chevaleresque en une principauté au cœur de la Méditerranée, enjeu diplomatique entre des puissances aussi diverses que la France, l'Espagne, le royaume de Naples, le Saint-Empire et la Russie; c'est voir, résumé en un infime point de la carte européenne, toutes les luttes entre ces puissances, mais aussi tous les combats intellectuels qui animaient alors les sociétés, les Etats et l'Eglise; c'est voir aussi la transformation d'un îlot stérile en un entrepôt essentiel pour le commerce européen, et principalement marseillais.

De cette double évolution naquit ce qui allait être fatal à l'Ordre : organisation obsolète dans un monde de plus en plus laïcisé, il gênait autant les Etats que les Maltais soucieux de commercer librement en Méditerranée.

Littéralement porté à bout de bras par la monarchie française qui en tirait toutes sortes d'avantages, la Révolution française qui mit fin à l'Ancien Régime français sonna le glas de la présence des Hospitaliers à Malte. Tandis que la Russie et l'Angleterre cherchaient à s'emparer de l'île, Bonaparte crut les avoir pris de vitesse en mettant fin, sur sa route vers l'Egypte, à la vieille milice hospitalière en 1798. Mais le Directoire était alors incapable de se maintenir à Malte, et après deux ans d'occupation, force fut faite aux Français d'abandonner l'île et de la laisser à l'Angleterre dont l'Amirauté ne voulait guère, mais dont la City avait compris l'énorme intérêt

Miroir brisé de la noblesse européenne qui renvoyait l'image de privilégiés dépassés par l'histoire, l'Ordre avait néanmoins su moderniser un minuscule archipel qui devint, durant deux siècles, le maillon essentiel du commerce levantin, d'abord de la France, puis de l'Angleterre.

 

     
Alain Blondy - L’Ordre de Malte au XVIIIe siècle
  Auteur : Boualem Makouf
Titre : Trains de nuit
Une captivité à l'ombre des Aurès

Préface de
Mohammed Harbi
Collection :
Bibliothèque Escale
ISBN : 978-2-35676-019-7
Prix : 10 €.
15,5x24 cm - 130 pages

Qté
 


Trains de nuit
Une captivité à l'ombre des Aurès

La centrale de Lambèse, de sinistre réputation était connue, bien avant le 1er Novembre 1954, par les patriotes algériens, marocains, tunisiens. Des démocrates français en lutte contre Pétain pendant la Deuxième Guerre mondiale, y furent enfermés.
L’intensification de la résistance et de la répression coloniale, l’afflux de milliers de combattants prisonniers en firent un bagne, un haut lieu de l’indicible, de la barbarie. Un haut lieu aussi de résistance. Désormais, les mains nues, dans cette centrale perdue en pleine zone opérationnelle, ces hommes ont surmonté et vaincu cette mécanique coloniale de l’horreur et préservé leur dignité. Étrange et merveilleuse alchimie humaine. Soif de liberté, de dignité. Envers et contre tout, ils ont entretenu, gardé le feu, nourri leurs rêves,
leurs certitudes de voir l’Algérie libérée.
Boualem Makouf


Boualem Makouf est né le 11 février 1936. Membre du PCA, il milita à Alger dans les groupes armés du FLN et fut emprisonné de 1956 à l’indépendance, en 1962. Membre du secrétariat national de la Jeunesse FLN, directeur de l’hebdomadaire Jeunesse, jusqu’à son arrestation à la suite du 19 juin 1965