Voir aussi :

- Djelloul de Fes
- Le café chantant
- Saâda la marocaine

     
Elisa Rais - La fille des pachas
 

Auteur : Elisa Rais
Titre :La fille des pachas
Collection : Escales
ISBN : 2-912946-63-8
Prix : 12 €.
13,5x21 cm - 176 pages.

Qté
 


La fille des pachas

Publié en 1922 chez Plon, ce roman donne toute son ampleur à la tradition romanesque des romans d’amour au couronnement sanglant : à travers une intrigue amoureuse au dénouement tragique, Elissa Rhaïs donne un aperçu des rapports à la fois intimes et conflictuels des deux communautés juives et musulmanes d’Algérie.
Au départ, un secret lourdement gardé : l’union illégitime d’un pacha de grande lignée et d’une artiste juive, Sultana Guitare, marquée par l’infamie du péché et ainsi rejetée de sa communauté. Hubert Mardochée est le fruit de cet amour défendu. Le pacha, qu’il ne sait pas être son père, le prend sous sa protection jusqu’à sa mort sur un champ de bataille. Devant annoncer cette terrible perte à la famille du pacha, Hubert se rend à la demeure orientale de cette famille noble et tombe sous le charme de la fille du pacha. Lalla Zoulihha s’éprend également follement de ce jeune homme qu’elle croit Roumi (ce qui est déjà grave pour une fille issue d’une grande lignée maraboutique). L’histoire ne peut se terminer que dans le sang. Leur amour découvert, Lalla Zoulihka est condamnée à mort par son grand-père. Son fiancé mourra aussi.
Le roman baigne dans une atmosphère de transgression permanente. La tension est omniprésente, le dénouement tragique.


Femme écrivaine juive algérienne dans les années 20, Rosine Boumendil, alias Elissa Rhaïs, eut un parcours atypique.

«Née des amours d’un musulman et d’une juive, à Blida, ville déjà hantée par Gide et Oscar Wilde, elle incarna une mythologie de religion et d’interdits. Décors de souks, soies brodées d’or, parfums d’encens, musiques d’oiseaux en cage dans les harems : elle a su incarner tous nos rêves d’Orient.» (Jules Roy).

Née à Blida en 1876, mariée à un rabbin d’Alger, elle divorce pour se remarier avec un riche négociant possédant une villa où Elissa recevra le «tout Alger» de l’époque et brillera par ses talents de conteuse. On lui conseille donc d’écrire et de publier.

C’est à Paris que commence l’aventure Elissa Rhais, elle sera publiée dans la Revue des deux mondes, puis chez Plon, suscitant un engouement hors du commun.

Saâda la marocaine est son premier roman publié en 1919: il connaîtra chez Plon 30 réimpressions !!