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Daniel TIMSITDaniel TIMSIT

1928 - 2002

Né à Alger (Algerie)

Daniel Timsit est un militant algérien du FLN, né en 1928 à Alger et mort en 2002 à Paris.

Il nait dans une modeste famille de commerçants juifs, son grand-père maternel étant grand-rabbin. Il s’inscrit en faculté de médecine. En 1955, il est l'un des responsables des étudiants communistes d'Alger. Clandestin à partir de mai 1956, il participe au réseau bombes de Yacef Saadi durant la bataille d'Alger. Arrêté en octobre 1956, jugé en mars 1957, il est détenu à El Harrach puis à Lambèse, puis transféré en France en janvier 1960. Libéré en mai 1962 à Angers, il rentre à Alger en juillet 1962.

Né à Alger en 1928 au sein d’une famille juive de la Casbah. Son grand-père paternel a été d’abord colporteur, puis il eut un étal en basse Casbah, que son père a repris. Son grand-père maternel était grand rabbin de Constantine. Daniel Timsit a suivi l’école primaire du boulevard Gambetta, en lisère de la Casbah. Pour sa famille, l’avenir était à la modernité incarnée par la langue française, l’éducation en français. «1940. Hitler. Le jour de l’armistice, j’avais 12 ans, mon père s’est mis à pleurer ... 1943. Stalingrad à jamais gravé dans nos mémoires... En 1943, j’ai 15 ans. C’est la période des luttes antinazies, du communisme... » (extraits du prologue de l’ouvrage)

Daniel Timsit commence à militer au sein du parti communiste, d’abord par internationalisme, par antinazisme et par antiracisme. Il poursuit des études supérieures, passe l’externat de médecine.

En 1954, il était l’un des responsables des étudiants communistes d’Alger. Le 1er novembre il n’y avait pas de doutes, la guerre de libération avait commencé, il ne fallait pas que les communistes soient à l’extérieur. Il constitue donc au début de la guerre, dans la clandestinité, une section des étudiants communistes d’Alger, en liaison avec le FLN et met en place un laboratoire de fabrication d’explosifs devant alimenter les maquis du FLN. Arrêté le 8 octobre 1956 ...

«je suis resté huit jours au commissariat central. Avec stupeur, j’ai découvert la férocité, l’acharnement, je n’ai pas été torturé, j’ai été traité «à l’ancienne». ... ». (extraits du prologue de l’ouvrage)

Après la guerre d’Algérie, Daniel Timsit assume des responsabilités dans l’édification de la jeune république algérienne. Suite au coup d’état militaire du 19 juin 1965, il s’installe en France où il exerce sa profession de médecin spécialisé en endocrinologie.